A vous, à nos abandons,
C’était gros comme une montagne et je ne l’avais pas vu. Grâce à vous, j’ai l’immense joie de vous annoncer que l’année 2026 s’ouvre avec plusieurs nouveautés.
La revue Les Correspondances géopoétiques assume désormais sa fonction de laboratoire de poésie, qui, au fond, a toujours été la sienne. En vous invitant à la découvrir chaque mois depuis 2019, nous explorons ensemble la relation intime entre le langage poétique, les paysages et les lieux qui façonnent mon écriture et celle des poètes que je rencontre ou que je souhaite rencontrer.
Dans le même esprit de partage vivant de la poésie, vous savez que je participe aux cafés-poésie de Sillé-le-Guillaume et de Conlie, animés par la maison d’édition La Plume de Léonie, avec laquelle j’ai contribué à la publication récente de Florilège et publié mon dernier ouvrage Nous les gens de la terre. Lors de ces cafés, j’ai fait la connaissance de Sabine Chagnaud. Elle a créé l’émission L’Écho poétique avec la radio associative Fréquence-Sillé. Avant L’Écho poétique, elle avait proposé des « chantiers poétiques ». Le principe, très simple, est très stimulant. Nous nous envoyons nos textes avant de nous rencontrer pour les travailler et nous désinhiber de notre écriture. Lectrice fidèle des Correspondances géopoétiques, elle m’a proposé d’en relire les numéros avant envoi. Cela a amélioré ma façon de vivre le moment fatidique de l’envoi le jour J avant minuit.
En réalité, la publication de chaque numéro est devenue plus paisible, plus sûre. Sabine, désireuse de partager ses poèmes, a accepté de me rejoindre comme collaboratrice des Correspondances géopoétiques. Sa présence confirme la vocation de la revue : un lieu de partage, un laboratoire de poésie. De plus, vous êtes devenu·e·s nombreux·ses. Sans compter celles et ceux qui lisent les Correspondances géopoétiques, via mon site ou les réseaux sociaux où je la fais connaître, celles et ceux qui sont partis dans l’au-delà depuis mais que je sais toujours reliés par la pensée, 969 correspondant·e·s sont assurés de la recevoir par l’abonnement proposé. Enfin, vous m’envoyez vos encouragements, voire vos compliments, ce qui fait que je ne suis pas prête d’abandonner la partie ! De toute façon, j’ai prévu de vous écrire jusqu’au 31 décembre 2049.
Vous découvrirez ces raisons calendaires dans la genèse des Correspondances géopoétiques ainsi que dans le poème “J’irai la chercher loin s’il le faut”. Etant admirative des personnes qui mènent des projets ou qui vivent de leur passion depuis leur enfance ou leur adolescence, je vous invite à faire connaissance avec le poème “La clairière au bois d’or” de Serge Bennathan, chorégraphe, peintre et poète français et canadien. Cette année, les Pointiplumes qui, l’année précédente, vous ont fait partager des citations glanées lors de leur exploration terrestre, vous feront découvrir les arts géographiques mêlant science, poésie et géographie. Terrèze a eu la grande surprise de découvrir le Plastic Bestiaire de Pascal Garret, photographe et sculpteur de plastiques abandonnés. Ensuite, Sabine nous permet d’entrer dans un hôpital psychiatrique et sa terre intérieure où l’abandon résonne. Pour terminer, vous pourrez vous abandonner dans la lecture d’un poème lu à voix haute dans l’émission échopoétique.
Avec mes tous mes remerciements pour votre soutien, je vous adresse à toutes et tous mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2026.
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